mardi 26 juin 2018

Conception de cellules rénales produisant de l'insuline lorsque la caféine est présente dans le corps

Une étude menée par l'ETH Zurich et de l'Université de Bâle en Suisse et de l'Institut Universitaire de Technologie en France publiée dans Nature Communications révèle que les cellules rénales embryonnaires fabriquées pour produire de l'insuline lorsqu'elles étaient exposées à la caféine réduisaient le taux de glucose dans les souris. 

Selon les chercheurs, les personnes atteintes de diabète souffrent de niveaux de glucose sanguins plus élevés que la normale, ce qui peut entraîner de nombreux problèmes de santé. Les traitements actuels comprennent des médicaments qui rendent les cellules plus sensibles à l'insuline ou l'injection d'insuline pour en rendre plus accessible aux cellules qui en ont besoin. Or, ces derniers révèlent avoir mis au point un nouveau moyen d'injecter plus d'insuline dans l'organisme quand il en a le plus besoin.

Au lieu d'ajouter de l'insuline à l'extérieur, les chercheurs ont conçu des cellules rénales embryonnaires pour les produire, mais seulement lorsqu'elles étaient exposées à la caféine. Ces derniers affirment avoir choisi la caféine parce que la majorité des gens consomment des boissons contenant de la caféine, comme le café et les boissons gazeuses. Ils soulignent que la caféine est également une substance qui apparaît très rarement dans d'autres aliments, rendant son ingestion facile à réguler. Les cellules modifiées ont été recouvertes d'un matériau qui les protégeait du système immunitaire et ont ensuite été placées dans un dispositif qui a été implanté dans l'abdomen de souris qui avaient été conçues pour souffrir de diabète. Les chercheurs notent que les niveaux de glucose ont tendance à augmenter après que les gens (et les souris) mangent du sucre ou du matériel alimentaire que le corps convertit en saccharose. Ainsi, le moment optimal pour donner de la caféine aux souris serait après avoir mangé. 

Les chercheurs mentionnent qu'ils ont été en mesure d'atteindre des niveaux de glucose relativement stables chez les souris en faisant varier la quantité de caféine qu'ils ont reçu après avoir mangé. Petit bémol apporté par les chercheurs: la mise en place d'un tel dispositif chez des patients testés sur des humains est encore loin. Cependant, ils notent que leur méthode pourrait également être applicable pour traiter d'autres affections. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire