vendredi 20 octobre 2017

J'aime la santé #jaimelasanté

J'écoutais Christine Beaulieu aux Francs-Tireurs parler de J'aime Hydro. J'ai réalisé qu'un mouvement similaire était nécessaire au niveau de la santé. Nous passerons tous un jour ou l'autre par le système de santé. Or, le portrait de notre système de santé change peu à peu sans. Il suffit de suivre l'actualité pour s'en rendre compte.

À titre d'exemple, nous apprenions cette semaine que les consultations externes étaient réduites de 65 % au nouveau CHUM, laissant aux médecins une invitation à ouvrir des bureaux à gestion privée. L'Abitibi-Témiscamingue se retrouvera ds mois sans anesthésiste à l’hôpital de Ville-Marie, brisant ainsi une entente historique. Qui doit-on blâmer? Les pénuries d’anesthésistes ne sont pas causées par un manque d’effectifs mais par la centralisation à Québec des décisions des ressources humaines. En tentant de contrôler à partir de Québec, le Ministère de la Santé et des Services sociaux a empêché la reconduction d’ententes historiques entre les médecins et les hôpitaux. Le ministère, par sa gestion centralisée, éloignée des besoins locaux, doit maintenant éteindre plusieurs des feux qu’il a lui-même allumés. Ceux-ci ne sont que des exemples, parmi tant d'autres, des réformes qui transforment un système de santé, des réformes souvent critiquées, avec raison, par les intervenants du système de santé.

Les préoccupations de la population au sujet de la santé vont inévitablement occuper une place importante dans les années. Comme le mentionnait l'ex-ministre de la santé Claude Castonguay, l’état du système est tel qu’une majorité de Québécois est convaincue qu’une réforme en profondeur est nécessaire. Le patient doit être replacé au centre du système. La demande accrue de services provoquée par le vieillissement de la population, un vieillissement plus rapide au Québec qu'ailleurs dans le monde, nécessite une organisation des services.

Je souhaite voir un mouvement #JAimeLaSanté voir le jour, convaincue de la nécessité de réfléchir ensemble sur l’avenir de la santé au Québec. Une démarche qui permettra à la population de mieux saisir les enjeux de ce dossier incontournable pour l'avenir du Québec. Une démarche non partisane, juste et représentative de tous les points de vues. Un engagement citoyen sincère, motivé par de réels questionnements. La population doit comprendre les enjeux afin de s'impliquer et se se faire entendre pour influer les réformes.

Est-ce que le diabète rend insensible face à une crise cardiaque

Selon l'Organisation mondiale de la santé, le nombre des personnes atteintes de diabète est passé de 108 millions en 1980 à 422 millions en 2014. De plus, la prévalence mondiale du diabète chez les adultes de plus de 18 ans est passée de 4,7% en 1980 à 8,5% en 2014. La prévalence du diabète a augmenté plus rapidement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le diabète est une cause majeure de cécité, d’insuffisance rénale, d’accidents cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux et d’amputation des membres inférieurs. En 2015, on a estimé que 1,6 million de décès étaient directement dus au diabète et que 2,2 millions de décès supplémentaires devaient être attribués à l’hyperglycémie en 2012. Près de la moitié des décès dus à l’hyperglycémie surviennent avant l’âge de 70 ans. L’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la 7e cause de décès dans le monde. Le diabète multiplie par 2 ou 3 le risque chez l’adulte de souffrir d’accidents cardiaques ou vasculaires cérébraux.

 Or, une étude parue dans le British Medical Journal mentionne que les personnes atteintes de diabète pourraient ne pas ressentir les symptômes classiques comme les douleurs thoraciques aiguës lorsqu'elles ont une crise cardiaque. Les chercheurs ont analysé les données d'entrevues détaillées de 39 adultes dont l'âge variait entre 40 et 90 ans au Royaume-Uni qui avaient reçu un diagnostic de diabète et avaient également eu une crise cardiaque. La plupart des participants ont déclaré ressentir de la douleur à la poitrine, mais ils ont souvent dit que ce n'était pas ce à quoi ils s'attendaient ou qu'ils ne pensaient pas que c'était réellement une crise cardiaque.

La majorité avait ce qu'on appelle le diabète de type 2, lié au vieillissement et à l'obésité, se produisant lorsque le corps ne peut pas utiliser correctement l'insuline pour convertir le sucre dans le sang en énergie. Quatre d'entre eux avaient le diabète de type 1, une maladie qui dure toute la vie et qui se développe lorsque le pancréas produit peu ou pas d'insuline, une hormone nécessaire pour permettre à la glycémie de pénétrer dans les cellules. 
Selon les chercheurs, le diabète à long terme endommage le cœur de plusieurs façons (blocage accru des vaisseaux sanguins du cœur), mais il endommage également les nerfs. Ainsi, un diabétique pourrait ne pas sentir le bout de son orteil mais pourrait ressentir également moins de douleur du muscle cardiaque endommagé lorsque l'approvisionnement en sang est coupé pusqu'il ne ressent pas la douleur thoracique classique d'une crise cardiaque. Les personnes atteintes de diabète seraient donc trois fois plus susceptibles de mourir d'une maladie cardiaque que la population générale et peut-être six fois plus susceptibles d'avoir une crise cardiaque.





 

Essais cliniques intéressants pour le pancréas artificiel

Les résultats d'essais clinique, publiés dans la revue Diabetes Care, ont révélé des effets positifs sur deux indicateurs importants, soit une diminution de l'hémoglobine A1c (HbA1c) et une diminution du temps passé dans l'hypoglycémie. En effet, accompagnés d'un nouveau système de pancréas artificiel les participants à un essai clinique de 12 semaines sur plusieurs sites ont montré des améliorations significatives chez les personnes atteintes de diabète de type 1.Durant l'essai, 30 patients atteints de diabète de type 1 en Californie, en Virginie et au Minnesota ont suivi leur routine quotidienne normale, pendant que le système du pancréas artificiel surveillait continuellement leur glycémie et adaptait automatiquement les paramètres d'administration de l'insuline.

Rappelons que les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent surveiller les taux de glycémie et, au besoin, administrer des doses d'insuline par injection d'aiguille ou pompe à perfusion. Le pancréas artificiel est conçu pour imiter la fonction de régulation du glucose d'une personne en bonne santé. Ce système est composé d'une pompe à insuline et d'un moniteur de glucose continu placé sous la peau de l'utilisateur. Un algorithme de contrôle avancé intégré à un téléphone intelligent connecté  indique la quantité d'insuline que la pompe doit fournis au patient en fonction de diverses variables, notamment les repas consommés, l'activité physique, le sommeil, le stress et le métabolisme.

Plutôt que de réguler les niveaux de glucose à un point précis de la même façon qu'un thermostat domestique maintient la température ambiante à un niveau précis, le model-predictive control (MPC) définit une zone acceptable pour les niveaux de glucose d'une personne et contrôle les variables afin de rester dans cette plage. En plus de l'algorithme MPC , les chercheurs ont introduit des composants adaptés permettant à l'algorithme l'apprentissage des cycle quotidiens répétés, améliorant ainsi le contrôle ainsi que la compensation des repas.