lundi 15 mai 2017

Santé informatisée: mythes, peurs et faits

Certains mythes persistent dans le domaine de la santé.  Malheureusement, certains, attirés par l'appât du clic, persistent à les véhiculer. Voici donc un portrait plus réaliste de la situation. Comme je le mentionnais un peu plus tôt, on assiste à une évolution des rapports entre le médecin et son patient. Le patient possède maintenant des connaissances essentielles provenant de leur expérience intime  avec la maladie et le système de santé. Ceux-ci sont également de plus en plus informés et impliqués dans leurs soins.

Comme le mentionnait le rapport Relier les patients pour favoriser leur santé, 2016. myCARE – Évaluation des avantages et rapport final, Group Health Centre, 2016, 94 % des utilisateurs d'un portail-patients s’estiment chanceux de pouvoir consulter leurs renseignements médicaux en ligne. Et 74 % des Canadiens affirment qu'un accès à la santé numérique leur permet d'avoir des discussions plus éclairées avec leur médecin.

Actuellement, 93,8 % des composantes de base des dossiers de santé des Canadiens sont accessibles sous forme numérique. De plus, en 2015, 73 % des médecins de famille canadiens utilisaient un dossier médical électronique (DME), ce qui représente une hausse de 23 % par rapport à 2006. Par ailleurs, l’accessibilité des services de santé numériques destinés au grand public a plus que doublé entre 2014 et 2016. L’accessibilité des services de santé numériques destinés au grand public a plus que doublé entre 2014 et 2016. Un patient qui dispose d’un accès rapide à ses renseignements médicaux est plus engagé dans ses soins et a plus de pouvoir sur sa santé, deux aspects qui améliorent directement la gestion des maladies chroniques.

Reste la peur, un peu floue, concernant la sécurité des données. Rappelons premièrement qu'un médecin est soumis aux obligations imposées par le Code des professions et de son ordre professionnel, plus précisément le Collège des médecins. L'article 20 de son Code de déontologie lui impose des obligations précises, notamment l'obligation de préserver le secret professionnel ainsi que de prendre les moyens raisonnables pour que soit préservé le secret professionnel lorsqu’il utilise ou que des personnes qui collaborent avec lui utilisent les technologies de l’information.

Les enjeux de la sécurité des données dans les établissements de santé reposent sur la disponibilité des données, leur intégrité et leur confidentialité. Comme on le rapportait plus tôt, les attaques informatiques touchent davantage le fait de verrouiller des données pour les rendre indisponibles plutôt que de s'attaquer à la confidentialité. Et les incidents se comptent sur les doigts d'une main.



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